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 °Littérature°

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MessageSujet: °Littérature°   Mar 16 Oct - 15:16

Postez ici vos poèmes, textes, pièces de théâtre, essais...

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MessageSujet: Re: °Littérature°   Mer 17 Oct - 22:24

Bon, ben je vais inaugurer la section 'Littérature' (juste pour le plaisir ^^). C'est le plus récent de mes vieux poèmes d'ado en gros lol!
Il date un peu mais bon... Je n'ai pas grand chose de plus récent Smile

Quelques vers d'absinthe…

Accoudé au bar noirci,
Je rumine mes sombres pensées;
Le bar, enfumé par les cigares,
Grouille de monde et de misère.
Ici, le désespoir suinte,
Et le malheur fait son profit de tout.
Derrière moi, Rimbaud enrage:
Il crache sur le monde et sur Dieu,
Sur les hommes et sur son art;
Il en est ainsi chaque soir…
Le verre d'absinthe que l'on me sert
Tinte sur le comptoir;
J'entends les rires gras des clients
Et je surprends sans le vouloir
Quelques mots de leurs affaires.
Tout ce spectacle me répugne,
J'aimerais qu'ils se taisent
Ou qu'ils aillent crever en enfer !
Je me détourne alors
Pour contempler mon verre;
Je fais tourner doucement l'absinthe,
Et hypnotisé par sa couleur,
Je ne peux plus en détacher le regard.
J'en bois une gorgée, puis une autre,
Encore et encore…
J'ai la tête qui tourne,
Je voudrais que tout s'arrête…
C'est alors que je la vois,
Mon amie, la fée verte;
D'un coup de baguette
Elle balaye le tourbillon de mes pensées.
Plus rien n'est flou à présent:
Autour de moi les ivrognes se sont levés.
Je les vois danser en farandole;
Tout a coup, l'un d'eux s'envole !
C'en est trop, leurs rires résonnent
Crescendo, et tempêtent sous mon crâne;
Je me frappe la tête contre le bar
Pour les chasser…
J'en perds l'équilibre, et je lâche le verre
Qui se brise à mes pieds,
Laissant s'échapper un mince filet
D'absinthe, tache amère et colorée.
Je sors du bar, cours dans les rues
Aussi vite que je le peux;
Le sol se dérobe sous mes pas,
Je traverse la nuit d'un noir d'encre…
Arrivé au taudis où j'habite,
Je gravis les marches, et entre,
Bien décidé à noyer mon délire;
La tête sous le filet d'eau,
Je contemple à présent le blanc du lavabo
Comme je contemplais le verre.
Peu a peu je reprends mes esprits…

Dans le bar, personne n'a remarqué
Le jeune poète au verre d'absinthe;
Il revint tous les soirs,
Pour y tuer son désespoir
A coup de vers et d'alcool.
Personne n'aura jamais rien su
De sa fièvre et de sa folie;
Pourtant, lors de ses délires
Où la fée verte lui tenait compagnie,
Un homme l'observait du coin de l'œil,
Et savait ce qu'il ressentait.
Et lorsque le jeune homme
Ivre d'alcool et de folie, partait
Arthur Rimbaud souriait,
Et commencait à écrire:
Une plume dans une main,
Un verre d'absinthe dans l'autre.

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MessageSujet: Re: °Littérature°   Mer 17 Oct - 23:04

Très joli texte... Je vais poursuivre. Voici quelques poésies, avec des styles varriés, espérant vous faire un peu découvrir mon monde dans son ensemble. study farao

ps: une grande partie de mes poèmes est sur mon blog: http://pharaonnoel.skyblog.com

La jungle de ma vie.

Dans la jungle des mots,
Je dévore le livre de mon histoire,
Qui n'est pas le livre de la jungle,
Mais une histoire de mots.
Le soleil surplombe le tout,
Le tout plombe mon histoire,
Qui ne saurait s'écrire que le soir,
Car le soleil s'endort.
L'histoire est sans fin,
Bien que j'ai très faim,
Car dans la jungle des mots,
Nourriture est loin.
L'ordre alphabétique domine,
L'ordre des mots s'inverse,
Car dans la jungle des mots,
Il n'y a point d'ordre.
Le lion est mort ce matin,
Vive le roi ! Le nouveau lion !
Il est mort ce matin,
Et pas le soir d'après la chanson.
Le lion remit de l'ordre,
Dans la jungle de ma vie,
Qui devint enfin histoire,
Et qui par le temps s'écrit.


Amour discordant.

De l'ennui qui me comble,
A l'amour discordant,
Je traîne derrière mon ombre,
Essoufflée par le temps.

De ces cris divergents,
A ces chansons criardes,
Mon âme s'enfonçant,
N'arrive plus à se battre.

Silence mélancolique,
Dans les profondeurs du néant,
Bonheur chimérique,
Atténué par le vent.

Silence fantôme,
Au bord du précipice,
Larsen à l'aube,
Qui sur moi glisse.

Du pénible matin,
Aux chants distordus,
Mon coeur est étreint,
Par un gnome bourru.

Lamentations barbares,
Clameurs intempestives,
Mon coeur est ignare,
Et de tristesse ivre.

Silence pathétique,
Souffle haletant,
Le temps est tragique,
Et en plus nous ment.


Mathématiques.

Puissance trente-trois, "X" au carré,
Il ne faut dramatiser,
Dérivation, primitive, "A" prime
Il ne faut déprimer.

Ô triste destinée, ô sombres présages,
Que de chiffres et lettres sur ma page.
Tangente en trois, sinus de six,
Que de soi-disant prémisses.

Les nombres me fixent d'un regard sombre,
Attendant que je faiblisse et enfin tombe.
Ils se heurtent, se bousculent,
Espérant que je capitule.

Entre les deux bornes,
Souffle une morne pensée,
Celle de mon être essoufflé,
Par les nombres et leurs formes.

D'un ennui exposant mille,
Et d'une angoisse à l'infini,
Je fais des maths sans envie,
Pour arriver à rattraper le fil.


Fusion.

Elle était couchée sur mon lit,
Glissée entre les couvertures,
Attendant sans un mot,
Que je vienne auprès d'elle.

Comme deux êtres en fusion,
Je la saisis soudain,
Et d'un geste passionné,
J'aperçus le ciel des anges.

Le point serré,
Et les mains moites,
De gauche à droite à chaque fois,
Nous ne formions plus qu'un.

Le Temps vint nous rappeler,
"Tic Tac", et le glas sonna.
Relâchant la belle et tendre,
Je déposa, malgré moi, ma plume.


Mon cahier est sur la table.

Je m'assieds,
Je la regarde,
Elle me regarde,
Elle me sourit,
Je lui souris,
Je prends mon cahier,
Le mets sur la table,
Mon cahier est sur la table,
Je lui parle,
Elle me répond,
Une chose,
Puis une autre,
Une chose entraîne l'autre,
Mon cahier est sur la table,
Elle me charrie,
J'aime bien ça,
Oh ma chérie,
Mon petit cœur,
Mon cahier est sur la table,
Elle m'invite,
Je l'accompagne,
On marche ensemble,
Je suis content,
Mon cahier est sur la table,
Oh mince, je l'ai oublié.

Poètes infinis.

Je laisse à Michel-ange,
Sa chapelle et son Dôme.
Je rends à Picasso,
Ses formes et ses couleurs,
Je pars et m'envole,
Au pays des mots.
Là, Je retrouve Ronsard,
Baudelaire, et Hugo.

Je laisse à thalès,
Ses maths et son théorème,
Je croise alors Newton,
Qui me force à y croire.
Mon regard s'élève,
Au-dessus du rivage,
J'aperçois Villon,
Sur un triste nuage.

Je laisse à Sartre,
Son être, et son mal-être.
Cicéron, m'invite,
À mourir, et à vivre,
Verlaine me sauve,
Quel rêve étrange.
Pleins de poètes,
Musset qui mange.

Je laisse à Napoléon,
Saint hellène et Waterloo,
Je rends à césar,
Ce qui est a lui,
J'admire ces poèmes,
Et Profite de la vie
Je rêve et m'envole,
A vous, poètes infinis.
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Lun 22 Oct - 11:12

Loïc: j'aime beaucoup alien avec une préférence (sans pouvoir l'expliquer) pour "Mon cahier est sur la table". Si tu en as d'autres, n'hésite pas à les poster...

Juste pour rappeler que cette section est également dévolue aux textes et aux pièces de théâtre...
Voici un monologue que je viens de retrouver:

Personne

Un salon, époque indéfinissable. Un énorme fauteuil capitonné se tient au milieu de la pièce, dos à la seule et unique porte. A côté, une table basse, avec un journal et un verre d'alcool dessus. Peu de lumière. Un homme est assis dans le fauteuil et regarde dans le vide.

(Il semble entendre un bruit et sort de sa torpeur) Un bruit. On vient. (Il se lève précautionneusement puis s'élance vers la porte comme s'il espérait attraper quelque chose) Quelqu'un? Non. Personne. (Il revient lentement au fauteuil et y prend appui un instant)
Personne… (Il se rassied dans le fauteuil et prend un air songeur)
C'est toujours lui qui se tient derrière ma porte.
Drôle d'animal que ce Personne. Qui est-il en vérité?
Je ne l'ai jamais vu. Vous le connaissez vous? Et vous? Et vous?
Hé bien. (Il prend son verre et boit une gorgée, en regardant dans le vide) Il n'a pas beaucoup d'amis. (Après un moment de réflexion) Moi non plus. (Il fait tourner son verre doucement)
Quel silence… Il ne dit rien. Jamais. Il se tient immobile dans l'ombre.
Il ne frappe pas non plus. Et pourtant, on sent qu'il voudrait entrer…
(Il se redresse brusquement) Attendez: des pas. Le plancher… Non. Ce n'est rien.
Car rien ou Personne… C'est pareil. Ou presque. (Un moment de silence; il semble réfléchir. Il repose son verre sur la table)
Pas du tout en fait. (Il se lève, agité, faisant les cent pas devant le fauteuil) Car pour celui qui attend un paquet, une lettre, un visage… Quelle déception quand il ouvre la porte! Personne sur le seuil. Et pour celui qui attend un coup, un ennemi, ou un arrêt de mort… Délivrance! Personne sur le seuil. (Il s'arrête devant le fauteuil) Dans un cas comme dans l'autre, (Il regarde tour à tour la paume de sa main droite et celle de sa main gauche) il se tient là, de la même façon… (Ecartant les bras) Enorme, insignifiant, qu'importe, il est le même. Mais sa présence change tout. (Il croise les bras. Il s'assied sur l'accoudoir du fauteuil d'un air nonchalant, et prend un ton badin) C'est selon.
(Il jette un coup d'œil à sa porte) Moi je n'ai jamais vu Personne. Je n'ouvre pas ma porte. Car je n'attends ni ami ni ennemi: je n'attends personne. (Il s'assied dans le fauteuil)
(Il prend le journal sur la table et le parcourt) "Trois morts dans un accident de la route… Bus en grève…" (Il le replie et le jette sur la table, l'air agacé)
A quoi bon lire le journal? Rien ne me rattache à l'actualité. Ni au monde extérieur.
Le monde des hommes. (Il redevient songeur)
Tout m'est étranger. Car je n'ai pas ma place dans leur monde. Les humains du dehors sont des barbares… Des barbares modérés, a dit un jour l'un d'entre eux. Moi je ne suis ni barbare, ni modéré.
Je suis un être civilisé et entier. Entier jusqu'à l'os. Et pourtant… (Il se lève à nouveau et fait les cent pas)
Ils sont heureux me semble-t'il. (Il s'arrête, tend l'oreille vers la porte) Ecoutez! Un rire… (Il se redresse, l'air déçu) Evanoui. Un songe.
(Il tourne le dos à la porte) Que j'aimerais rire moi aussi. (S'agitant) Moi, être raffiné et parfait, le dernier de la race des humains, je donnerais toute ma civilisation pour une minute de bonheur imbécile. J'aimerais être l'un des ces tas de chair sans lumière et sans savoir: (jetant un coup d'œil par-dessus son épaule à la porte) l'un d'entre eux. Car que vaut toute la science du monde si elle éloigne de ce monde-même? (Il se laisse tomber dans le fauteuil, dépité) Personne auprès de vous…
(Il s'arrête un instant, jette un regard en coin à la porte. Il prend un ton froid) Personne. Je l'avais oublié. Qu'il est aisé de ne pas y penser lorsqu'on n'attend rien.
(Moment d'arrêt) C'est étrange. Je ne fais pas partie de ce monde, et pourtant, Personne se tient derrière ma porte. Comme derrière votre porte. Ou la vôtre. Etrange. (Il se lève) Ne sait-il donc pas qui je suis? (Augmentant le ton, ayant l'air à la fois fâché et effrayé) N'a-t'il pas compris? (Un moment de silence, il fait un pas vers la porte et semble l'étudier soigneusement, bien qu'étant encore à distance respectueuse) Il est encore là… (Criant à présent, comme s'il s'adressait à la porte) Ne peut-il pas comprendre?! (S'arrêtant, le souffle court. Il recule de quelques pas, manque de buter contre le fauteuil, et s'y assied sans détacher le regard de la porte) Il est toujours là. (Murmurant) Que veut-il? (Se relevant) Que me veut-il?
(D'une voix ferme) Je n'ai rien à t'offrir!
(Tendant l'oreille) Quoi? Qu'est-ce que j'entends? (Se rapprochant en quelques pas rapides, tend à nouveau l'oreille) Un murmure… (Reculant brusquement d'un air dégouté) 'La vérité'? Qu'est ce que cela veut dire? (Reculant un peu plus, haussant le ton) Quelle vérité? (Il recule de plus en plus, et hausse de plus en plus le ton) Non. Non. NON. Tu ne sauras rien! Tu ne sauras rien te dis-je! Non! (Il se retrouve acculé au mur, il baisse brusquement le ton) N'insiste pas.
(Il se laisse glisser le long du mur, se prend la tête entre les mains. Moment de silence, il ne bouge pas. Tout à coup, il relève la tête) Lâche? Ai-je bien entendu? (Il se relève, mais reste dos au mur) LACHE? C'est toi qui n'ose jamais te montrer, qui n'ose même pas frapper à ma porte… (Il revient jusqu'au fauteuil, en marchant d'un pas brusque. Il semble ne plus trouver ses mots. On sent qu'il lutte intérieurement. Soudain, il explose)
J'ai peur! Voilà la vérité! Peur de la lumière et de l'ombre, du bien et du mal, peur de la vie et de la mort! (Il baisse un peu le ton, commence à faiblir. Tout en parlant, il se rapproche de la porte) J'ai peur des hommes surtout… Car ils incarnent tout cela: le vice et la vertu, les extrêmes enfin… La vie. La mort. (Il est juste devant la porte à présent) J'ai peur. (Il tend la main vers la poignée, sans la toucher toutefois) J'ai peur d'ouvrir ma porte et de voir quelqu'un. (Il saisit la poignée, mais n'ouvre pas la porte, et se laisse doucement tomber à terre. A genoux, il appuie sa tête contre la porte) J'ai peur d'ouvrir la porte… Et de ne trouver personne. (Noir)

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MessageSujet: Re: °Littérature°   Lun 22 Oct - 18:00

Ce qui est bien dans ce texte c'est qu'il est possible d'imaginer la scène... Les images vienent simplemement, avec les particularité du moment. Agréable lecture.

Merci, oui, j'en ai toujours hein... Plein pelin même. Si ça vous dit aussi.. en exclusivité Very Happy J'peux poster le début du roman que je suis entrain d'écrire... Smile Sinon, de temps à autres, je rajouterai des textes et poémes.
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Lun 22 Oct - 18:08

En attendant.. Voici un petit texte écrit pour un tournoi d'éloquence. Il m'a valu les félicitations du président du jury. Je ne sais pas ce qu'il donne à l'écrit... Mais à l'oral, avec des nuances de voix et des mimiques, il avait fait de l'effet.


A la recherche du taon perdu...

1. Intro

Cette année, pour mon anniversaire, mes amis se sont cotisés afin de m'offrir un attrape papillon. Dès que j'ouvris le paquet, je fus étonné de m'apercevoir de quoi il s'agissait. Quelques jours après, je décidai de m'en servir. Et je courais... courais, attrapant le plus possible de papillons. Quand soudain, j'aperçus, se débattant dans mes filets, non pas un papillon, mais un taon. Je le relâchai immédiatement et continuai alors ma chasse. Et je courai à gauche... puis à droite. Quand alors, pour la deuxième fois, je découvris que le taon se trouvait de nouveau pris au piège dans mes filets. Je m'assis, le regardai attentivement, scrutant ses petites ailes, et sa façon de bouger, quand : "Euréka !" Je compris que je venais de faire une découverte fondamentale et totalement inattendue. En effet, je venais de rattraper le taon ! Je pris le temps de prendre le taon, sans le blesser, et le mis en boite. Comme j'avais le temps, et que j'avais le taon, tant qu'à faire, autant profiter du beau temps. Je me couchai sur mon transat, allongé au soleil. Mais je ne vis pas le temps passer, et je restai ainsi des heures entières. Je sentis soudain une goutte de pluie sur mon nez, et compris que le temps était en train de tourner. Je me saisis de ma boite tant bien que mal, et esquivai une après l'autre les gouttes de pluies. Je réussis enfin à me réfugier chez moi, à l'abris, avec ma boite sous le bras. J'ouvris doucement le couvercle et hop ! J'assistai à la fuite du taon. Et il tournait, tournait... ! Je voulus le rattraper, mais plus malin que moi, il passa par la fenêtre légèrement inclinée. Je courus dans la rue, prenant des raccourcis afin de gagner du temps sur celui-ci. Et au moment où j'étais arrivé face au taon, Voilà que je trébuche sur un mot. Je me relève, regarde autour de moi et m’aperçois qu‘il m'avait échappé. C'est à ce moment que je compris que je venais de perdre mon temps. Courir après le taon ne sert à rien, car de toute manière, il vous rattrapera bien un jour.


Il y a d'ici quelques mois, j'ai donc fait une découverte fondamentale : Le temps fuit à une vitesse folle quand on ne fait rien d'autre que de perdre son temps. Dès lors, j'essaye de le perdre le plus possible. Je reste des heures bras ballant sur ma chaise à essayer de définir ce que veut dire l'expression perdre son temps. Après tout, comment peux-t-on le perdre alors que dit-on, il ne nous appartient pas. Prenons maintenant l'expression : prendre son temps. Quand on dit que quelqu'un prend son temps, c'est qu'il effectue une tâche le mieux possible sans se presser. Or une tâche effectuée, n'est donc plus à refaire. Voilà pourquoi, prendre son temps, c'est aussi en gagner. Ainsi, l'exemple le plus pertinent serait un élève qui prendrait son temps lors d'un examen. Imaginons qu'il reste quatre heures à réfléchir et à se rendre le plus précis possible dans ses réponses. Il sera donc plus facile à cet élève de réussir son examen et donc de se mettre en condition de ne pas recommencer et peut alors gagner une année. S'il n'avait guère pris son temps, l'échec lui en aurait fait perdre.

Puis cet homme, là-bas, on dit de lui qu'il vit avec son temps, mais que signifie alors cette expression ? "Vivre avec son temps" A vrai dire, l'homme connaît une angoisse intimement liée à la petitesse de son existence : rien ni personne ne peut arrêter le temps, et cela marque l'impuissance de sa condition. Par conséquent, vivre avec son temps exige de se tenir à jour, préoccupation de tous les instants de qui veut ne pas être rapidement dépassé. Ainsi, à l'aube de l'an 2007, toute personne vivant avec son temps, se doit de tout faire afin d'être informée et de ne surtout pas être dépassée. Vivre avec son temps, c'est donc cohabiter avec un locataire présent 24 heures sur 24. Mais c'est surtout être en accord avec ses convictions, ses idées et ses propos. Ses vérités doivent aussi être vôtres et sa façon de penser également. Alors une question se pose : Faut-il vivre avec son temps et se soumettre ou résister ? Et puis, en vivant avec notre temps, ne sommes-nous pas en train de perdre ce génie créatif qu'avaient jadis nos ancêtres améliorant de manière considérable la société. ? Jules Verne par exemple, ne vivait guère avec son temps, mais n'a-t-il pas imaginé le nôtre ? Voilà une question qui, je pense, mérite d'être soulevée.


Mais précisément, qu'est ce que le temps ? En dépit de son allure familière, le temps suscite des paradoxes de toutes sortes, dont le nombre semble grandir en même temps que nos réflexions. Pour celui qui cherche à déterminer ce qu'est le temps, un autre problème se pose également, celui de la réalité du temps. En effet, le temps est une réalité qui se dérobe à qui veut le cerner ; le passé n'est plus, l'avenir n'est pas encore, et le présent lui-même a déjà fini d'être dès qu'il est sur le point de commencer. Ainsi, les paroles que je prononce à l'instant sont déjà du passé. Le propre du temps est qu'il s'envole souvent au moment précis où nous cherchons à le capturer.


Alors le temps, existe-il vraiment ? Une chose est certaine, nous en observons ces nombreux effets. Ainsi, imaginons, une belle cerise, bien rouge, d'une couleur vermeille. Que pensez-vous qui lui arrivera ? Elle perdra sa jolie couleur et son aspect si parfait. Elle tombera de l'arbre et s'enfoncera à jamais dans l'oubli. Après quelques temps, le temps des cerises sera bel et bien révolu. Et gai rossignol et merle moqueur seront tous en deuil.


Au fond, est-il vraiment important de savoir ce qu'est le temps ? En réalité, la vérité est que nous disposons uniquement de l'instant présent. Et le temps, comme du papier toilette au moment mal choisit se déroule devant nos pied. Et si pour autant que vous semblez tenir le bon bout, il suffira alors de tirer légèrement pour qu'il s'éloigne de plus bel.


L'homme semble donc à jamais esclave de celui-ci, pris au piège, ne sachant ni revenir en arrière, ni l'avancer. Il doit se contenter de l'utiliser, sans même l'avoir distingué ne fût-ce qu'une fois. Le temps semble plus une croyance, q'un fait bien établi. Il nous semble pourtant si habituel et courant, mais en définitive, il nous parait mystérieux et nous ne cessons de vouloir le contrôler. Ah ce temps, qui régit notre existence ! Maître suprême, rien ne peut lui échapper : la vie, la mort, les jours, la nuit, les saisons, seuls ses effets sont visibles et peuvent nous prouver son existence.


2. Conclusion


Il est donc indépendamment lié à la conception que nous pouvons en avoir. Alors, Cessons de vouloir le contrôler. Vivons enfin le moment présent, le seul sur lequel nous avons prise.

Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse après lui des remords,
Si l'amour, dont l'ardeur nous guide,
N'a d'aussi rapides transports :
Profitons de l'adolescence,
Car la coupe de l'existence
Ne pétille que sur ses bords !
Nerval.

J'espère ne pas vous avoir fait perdre votre temps, car comme vous l'aurez compris, il est riche et précieux, et ne cesse de se décompter, minutes après minutes, jours après jours, années après années.
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MessageSujet: Mélange mélancolique   Mer 31 Oct - 11:51

Bonjour chers visiteurs,

J’avais dit que je ne posterais rien vu mes talents artistiques sous-développés. Finalement j’ai tenté (après quelques années d’inactivité artistique) d’écrire quelque chose dans le cadre mélancolique d’une soirée solitaire (comme toutes les soirées). Ca colle bien à mon état d’esprit du moment. Je vous le soumet sans illusions mais apportant au moins une contribution à ce musée que j’ai voulu.

Mélange mélancolique

Juste les quelques notes d’une mélodie ratée,
Traversent de leurs traits aigus et acérés,
Une langueur monotone couvrant les sanglots,
L’accomplissement du baiser est déçu,
La plaie est béante, l’archer m’a mis au sol,
Je me relève à la force de mes poings,
Mais les horloges silencieuses distillent leur venin,
Le temps coule et il n’y a pas de sérum salvateur,
C’est ma mélancolie, mon bonheur triste,
Le cri intérieur d’un cœur à prendre
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Mar 11 Déc - 18:46

La fille du banc de bord de Meuse

La fille du banc de bord de Meuse
Venait s’asseoir lundi matin, mardi matin, tous les matins,
Sur ces trois planches de bois vernies devant la Meuse.
Elle était jolie et avait du charme.
Tout le monde l’aimait parce qu’elle était jolie et avait du charme.

La fille du banc de bord de Meuse
Venait fouler lundi matin, mardi matin, tous les matins,
Un vieux trottoir pavé usé devant la Meuse.
Elle souriait et avait du mystère.
Tout le monde l’aimait parce qu’elle souriait et avait du mystère.

La fille du banc de bord de Meuse
Venait revoir lundi matin, mardi matin, tous les matins,
Les nuages reflétés par les flots de la Meuse.
Elle rayonnait et avait quelque chose.
Tout le monde l’aimait parce qu’elle rayonnait et avait quelque chose.

Aujourd’hui, le vernis s’est écaillé,
Les pavés ont été remplacés
Mais l’eau de la Meuse coule encore sous la passerelle.
Et moi, j’ai oublié la fille.
Tout le monde a oublié la fille.
Cette fille qui était pourtant si jolie.

Aujourd’hui, sur un vernis écaillé,
Foulant des pavés carrés,
C’est moi qui regarde la Meuse couler sous la passerelle.
Et une fille me regarde.
Tout le monde me regarde.
Comme cette fille qui était vraiment très jolie.
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Ven 8 Fév - 22:54

Bonsoir à tous, en avant première et en exclusivité pour le forum archéo je poste ici deux extraits d'un roman en gestation et qui devrait être fini durant le cours de cette année 2008.

Le 1er extrait mérite une mise en contexte; le héros se rend en enfer pour y retrouver le souvenir de son grand amour défunt, malheureusement la seule personne qu'il rencontre durant son périple, probablement le diable (sans doute), le met au prise avec un autre amour, postérieur et raté. Le héros pas content s'énerve.

1er extrait

Médine! Toi aussi te voila aux enfers, c'est donc que la syphilis par son acharnement a enfin eue raison de toi. Femme de joie et de bonté, je te prierai. Crois-moi, je te prierai sur le promontoir de tous les autels que je pourrais rencontrer, je t'érigerai un temple dedié à ta jeunesse, l'éternelle et unique, au panthéon de ma voute pulmonaire et à chaque fois que je respirerai je penserai à toi car tu le mérites. Et même lorsque je devrais retenir ma respiration car je devrais alors traverser le fond des océans et ainsi penser à ma survie, je penserai quand même encore à toi car tu me réconforteras. Maintenant, affaisses-toi, croules sous les ruines, tu n'as plus le choix. Ce qu'elle fit.
Ô, vieillard animal et farceur, tu te moques de moi. Il y'a eu erreur. Ce n'étais pas mon amour, le meilleur. Rachètes-toi de ta gredinerie! « Castrat, tu me blasphèmes et je ne sais pas ce que tu veux; si ce n'est me tourmenter cela ne fait aucun doute, mais tu n'as toujours pas compris que je ne veux rien pour toi? J'ai deja abusé de ma piété plus qu'il n'aurait fallu et je n'irai pas au-dela. Va, va, je te sens et tu pues! » Indiques-moi la région, la destination, la motte de sable et je creuserai. « Avec tes mains frêles et charnues? » Même avec le clignement de mes yeux et l'angoissante fréquence qui sépare chaque musculation de mes paupières. « Danseur, danseur, de bravoure et de grâce – je dois bien te l'admêttre, tu remontes en moi les évocations les plus douloureuses qu'en tant qu'être sacré de milles sensibles rancoeur je puisse encore me permêttre d'exprimer en ces landes salivaires et balafrées. Saisis-les donc mes glaires, inculte innocent, et tu sentiras le poids de la souffrance. Celle qui m'a prise pour époux alors que je n'étais même encore qu'un adolescent. L'écorché! L'écorché sur les souillures de la trahison, ce-fut moi! Proie de la délation des sinistres anges vengeurs, expédié au lointain bagne de tout les amendements célèstes sans aucune autre forme de procès que de sinusoïdales plaisanteries. Et tu me parles d'amour! Infecte vomissure. C'est moi l'amour, qui te dévores sur ta carcasse fibreuse, ton inespérée dépouille crépusculaire en ces soirs d'errances, d'ablations, et d'automutilations » Le silence,.. Tu me perces à jour. Tes paroles si âpres et cruelles n'en sont pas moins vraies. Voila ainsi pourquoi je me tiens devant toi; pour te defier. Au milieu de tes laves déteintes et de tes gargouilles usées par la complainte des enfants. Egrène ton fourreau, retires en ton épée (si redoutée) et mets-toi en garde, même si je ne doute point que tu me trancheras le cou aussi expréssement que l'astérisque qui surmonte le i grec. Pourtant, tu dois le savoir; quelles que sont les circonstances et quelles qu'elles le seront encore, je ne garderai pas une image de haine de toi.
« Ce n'est pas toi, sous perfusion, pain d'encres et d'orges – peu importe comment tu t'appelles en réalité, qui m'apportera le déshonneur incestueux de te faire couler le sang; tu ne le mérites pas engrais de cérumen; tu dois crever comme un chien et je ne crève pas les chiens. Soit, prends-donc tes épluchures » De nouveau, il creusa la terre de ses pattes velues et en retira cette fois-ci le cadavre putréfié de Charlotte qu'il brandit et fit gigoter quelques instants pleins de sarcasmes comme pour dépecer ma patience. Enfin, comme Zeus s'essayant à un concour de lancé de foudres au sommet du mont Olympe, il la lança si loin et si fort qu'elle fini sa trajectoire en ciselant les eaux ténébreuses et sales qui m'avaient amenés jusqu'ici, m'obligeant, l'enclume au ventre comme le charbon qui procure l'espoir sur les encens gastriques, à me perdre à son secour dans le fond des océans.

Le 2ème extrait n'a pas besoin de mise en contexte particulière;

2ème extrait:

Un songe, une odeur,.. Le silence. Et puis, et puis encore, même après le silence, une lame de rasoir en forme de remords qui vous crochète les ongles et s'enfonce dans votre foie comme dans une poupée de mousse, dans une pénétration feutrée et belle qui n'a d'égale que la plainte non moins-belle de celui qui l'a reçoit en son sein comme un précieux cadeau venu d'un proche que l'on admire pour sa bonté. Ce sont les pétales de cette plaie béante composée d'angles droits aux contours de crystal que je dévisse comme je l'aurais fait d'un trèfle à quatre feuilles, que j'appelle « amour », ce visage difforme qui devient de plus en plus horrible à mesure que l'on le carrèsse et qui sitot que l'on cesse; nous inflige une morsure de requin sardonique. Voila sans doute la raison pour laquelle ma baignoire est si rebondie et que ses bords sont plats comme les pattes d'un canard, et bien que je ne sois pas sale, j'éprouve le besoin de me laver en regardant d'un oeil virtuose le plafond et ses magnifiques nuances de teints. Sans doute suis-je seul, et c'est même certain, et c'est sans doute pour cela aussi que je parle à une serviette. Que toi serviette qui m'écoute et à qui je me confis, saches que je souffre du duel de mes sentiments et qu'à chaque coup de pistolet dans le dos je n'en suis que plus misérable et excité à la fois, et qu'en cet etat je te prendrais bien pour épouse si tu degnais me donner une réponse censée. Qu'en dis-tu? Veux-tu m'épouser serviette? Pourquoi ne réponds-tu pas? Je te frotterai sur mon front et tu l'essuieras de tes poils synthétiques. Lorsque enfin je serais persuadé que tu m'as accueillis et accepté comme amant, je te sculpterais et te coudrai en ramification de laines et de cotons jusqu'à faire de toi l'automate de ma femme aimée. Le mimétisme ne sera que parfait, tel que je ne tolérerai aucune déviance et que personne ne pourra douter de toi et de ta qualité d'être humain. Il n'y a que le son de tes paroles si accidentées d'éoliphone pris d'asthme mais néanmoins amoureux, et cela on ne sait de qui et je l'espère en m'enfonçant un talon et une aiguille dans les moelles azures de mes yeux de lins que c'est de moi, ou au moins de l'hologramme idéal de moi que tu te confectionnes dans les méandres de ton inconscient délicieux et sensuel, et si évanescent que son timbre s'anéantit dans une nuée de poussières de porphyres, que je ne pourrais reproduire sans m'en écorcher l'éffluve de passion qui me contient dans ses articulations de cendres. Ton originalité sera de m'être dévouée jusqu'aux cils, et c'est par ces mêmes cils que tu me crucifieras quand je découvrirais les lames de ton illusion se vautrer devant moi pour m'enlacer de mes prôpres pleurs.

Voila bonne journée à vous, à bientot!
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rem
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Sam 9 Fév - 22:43

Trop cool ren, épatant:idea:


Dernière édition par rem le Mar 1 Avr - 19:22, édité 2 fois
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Yasmine
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MessageSujet: Poésie   Mar 1 Avr - 16:40

Voici un de mes poèmes... Ils ne sont pas très joyeux, mais la plume me démange en générale quand j'ai en coup de blues..
Ne vous en faites pas, je ne suis pas suicidaire... se sont juste des sentiments exhacerbés...

Pensée censurée


Envie de changer d'air,
Ne plus avoir les idées clairs
De tout foutre en l'air,
De me casser la gueule par-terre,
Et d'y rester les quatre fers en l'air,
Envie de quitter cette terre,
Pour enfin rejoindre l'enfer,
Y comtempler Lucifer,
Ma roue tourne à l'envers,
Mon esprit s'en exaspère.


Envie de vous faire peur,
D'envahir le mon de torpeur,
Evidement de gaité de coeur,
Tout ce qui m'entour m'écoeur,
Envie de vous étrangler avec mes pleurs,
Dans mon monde où le bonheur se meurt,
Mon coeur et ma tête sont remplis d'horreurs et d'erreus,
Envie de fuir toute cette douleur,
Que vous réclamez pour moi tous en coeur,
Envie de réparer des erreurs,
Qui depuis toujours me donnent des frayeurs.


Envie de partir,
Envie de mourir,
Afin de ne plus te faire souffrir,
De finir par me hair,
Envie de fuir,
Toute sorte d'avenir,
De courir à n'en plus finir,
Devenir une martyre,
Pour peut-être un jour réussir à nouveau à te faire sourire.


Allez donc tous vous faire voir,
Ici il n'y a plus aucun espoir,
J'ai bien peur de vous décevoir,
Et bien oui, ce soir je brois du noir,
Juste grâce au bon vouloir,
De gens qui m'en font voir,
c'est encore moi qui vais décevoir,
Faut il encore y croire?
Tout cela pourrat-il vous émouvoir?
A cette heure il fait nuit noir,
Je suis la seul à ne plus rien y voir.


Envie de faire disparaitre d'un coup de baguette magique,
Tout mes démons fantastiques,
Les gens me font tourner en bourique,
Et c'est bien la le hic!
Il n'y a plus aucune logique,
J'en perds d'ailleurs mon esprit critique,
Encore quelques faits historiques,
Ils auront peut-être le déclique,
Dans cette civilisation cyclique,
Où tourne autour de nous une assemblée de vieilles biques,
Faut-il développer une tactique?
Avant d'enfin revenir à l'éthique,
Métriser l'art de la dialèctique,
Ne vous permet pas de pouvoir vous venter d'avoir une bonne réthorique,
Arrêtons la ce dialogue aporéthique.


Envie d'envoyer balader,
Tout ceux qui ont osé me faire chier,
Ils peuvent avoir un témoin de moralité,
Depuis longtemps la vérité a été dépassée,
Assez de devoir arbitrer,
Vos comédies qui depuis un temps ont perdu pied
Envie de pouvoir vibrer,
Sans pour autant devoir être agacée,
Envie de tout casser,
Pendant ces moments où j'ai le coeur brisé,
Usé par vos débilités,
Et pour m'avoir enlevé,
L'innocence de mon enfance mutilée.


J'aimerai enfin pouvoir vivre en paix ,
Me lever le matin le coeur gaie,
Un jour je vous dirai que je vous hais,
Grace à toutes ces blessures ce petit monde me noyait,
Jusqu'au jour où on dira de moi qu"'elle respirait",
Reposes en paix.




VOilà je vous rassure, je vais bien, le blues est passé...

Yasmine
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MessageSujet: Re: °Littérature°   Mar 16 Sep - 0:08

Admirable tout ces artistes, j'ai mes poèmes également, brûlure de mon âme sur du papier.

Ruine de l'amour

Depuis que j'ai ceuillis cette rose ardente,
Sous le clair de lune, j'ai ceuillis l'amour,
Celle qui fait couler ces larmes brûlantes,
Celle qui pose sur ton coeur, un fardeau si lourd...

Celle qui fait saigner ton esprit,
Celle qui consume tout ton corp,
Celle qui te fait pousser tant de cris,
Une fois dans ses griffes, elle te dévore,

L'amour est tel cette belle fleur,
Dont chaque pétale est d'une douceur,
Dont chaque épine est d'une douleur,
Et qui ne pousse qu'avec nos pleurs...

Je croyait qu'elle allais me faire vivre,
Mais d'une tel souffrance, on ne voudrai que mourrir...
On en tombe vite ivre,
Et cela ne fait pas rire..

C'est à ce jour que j'ai découvert une étoile,
Je l'admirais et j'y pensais chaque nuit,
Jusqu'à ce que devant mes yeux elle aie mis un voile,
Et qu'elle s'est brusquement enfuit...

Elle m'a laisser seul là, elle m'a abandonner,
Sans que sur mes lèvre, se pose son baisé,
Cette distance entre elle et moi m'a achevé..
Mais comme cela m'as fait rêver...

J'y ai peut-être trop cru..
Mais comme cela ma fait du bien...
Elle ne l'a peut être jamais su:
J'en ai souffert comme un chien...

Peut être, un jour, elle reviendra...
Mais je ne serai plus le même,
Et là peut etre, elle se souviendra,
A quel point je l'aime...

Décombres des rêves

Un être n'ayant qu'un coeur comme chacun,
Eu ce rêve de vivre pour quelqu'un ,
Mais l'Espoir un jour s'envola de ses bras,
La colombe disparut et les corbeaux dévorèrent sa foi,

Une fille qui ne voulait juste effacer ses larmes,
S'échoua, poignardée dans le dos d'une tranchante lame,
Son ciel peu à peu se noircit, le monde sous ses pied s'écroula,
Elle tombe, l'envie de rejoindre l'audela,

L'amant avait pretendu mourrir sans elle,
L'ironie du sort en a fait sa belle,
Même si elle s'éteint ce jour ou cet nuit,
Elle ira se mourrir juste pour lui,

C'était juste un ange qui voulait voler,
Hélas, Cet ange ne fut pas encore ailé,
La lame en a eu raison, L'Espoir lui a fuit,
Elle est a présent devant les portes du Paradis,

Cet Ame a pris le chemin de la déchéance,
Un chemin où l'on se meurt en démance,
Pauvre Ame, la vie lui paraissait si clair,
Mais le paradis s'est écrasé sur l'enfer,

Cet fille se meurt à présent dans un hôpital,
Son état allant de plus en plus mal,
Un dernier mot d'amour couvrant ses lèvres,
Voila ce qu'est les décombres de ses rêves,

Ce n'était encore qu'une de ses filles,
Prouvant que le désespoir détruit,
Réduisant tout rêve en cendres noires,
La pire façon de mourrir, est de mourrir sans espoir...

L'homme à la rose

Du fond de l'ombre,
Un homme surgit,
La haine du coup s'éffondre,
Et dessus une rose a fleuris,

S'avança doucement vers nous,
parmis la foule, Il regarde qu'une seule fille,
Il l'empoigne, la regarde et baise son coup,
Et d'épanouissements, la fille enlacée gémit,

Soudainement, l'homme s'en sépare,
Son regard perçant ses yeux l'a figée,
Tel le plus pointu des poignards,
Et dans sa main, une rose s'est posée,

L'homme disparait dans le silence,
Laissant un coeur ainsi dans l'espérance,
Qu'il reviendra de l'obscurité un jour,
Pour enfin combler de plus belle son amour;

Tel un rêve il est arrivé,
Tel un rêve il est parti,
De la tristesse, il l'a libérée,
Par l'amour, il l'a soumise,

La fille s'agenouille brusquement,
Sachant qu'elle passerait sa vie à l'aimer,
Ses larmes coulent tel de long torent,
Elle est maintenant pour toujours condamné,

Les pétales carressent ses lèvres,
Et les épines dans ses mains se sont enfoncées,
Sachant que chaque pétale est un rêve,
Et chaque épine une dure réalité...

La bonne étoile

Les arbres fleurissent de toutes couleurs,
Les oiseaux reviennent,l'hiver se meurt,
Les rivière se baignent dans l'éclaircie,
Renais la nature, voici à nouveau la vie,

Je suis là blottit contre un mur, je me sent mal,
Tel un petit papillon étouffant dans un bocal,
Le désir de m'évader s'aggripe dans mes pensées,
mais je m'écroule peu a peu, j'ai dur a résister,

J'ai besoin d'elle, cette étoile qui veille sur moi,
ce bel astre qui me souris tendrement de si loin,
Celle qui me relevera et qui me donne la foi,
Qui me donnera la main quand je serai à la fin...

J'entant encore la douce melodie de sa voix,
je l'a regarde, derriere cette grande fenêtre,
ce doux rêve, ces yeux d'ocean auxquel je me noit,
elle a poser sa main sur mon coeur, je l'aime de tout mon être,

Mais me crible tout ces pics qu'on me lance,
je saigne lentement, mais peu importe,
je me releverai toujours dans l'espèrance,
Je tiendrai debout, je marcherai vers sa porte,

Elle m'attend, je la langui tant,
Je serai le seul qui vivra pour elle,
Peut importe l'obscurité du moment,
je lui peindrai le plus beau ciel,

Ce mur auquel je me suis effrondrer,
je le pousse de mes dernieres forces,
il s'écroule à son tour, je me sent enfin délivrer,
Mais peu ne tarde que je retombe dans une fosse,

je grimpe, je m'aggripe comme je le peut,
je veut pas m'arrêter et pourrir en ce lieu,
Mes membres ensanglantés se brisent peu a peu,
Je hurle de douleur et je cris ma haine au dieux,

soudain un lumière me brille du plus haut des cieux,
De mes dernieres forces je lève enfin les yeux,
La voila mon étoile, elle me donne enfin la main,
Elle m'a sauvé d'une douloureuse et atroce fin,

Voila en quoi est né l'espoir,
Il faut simplement savoir y croire,
Ne pas suivre sa tête mais plutot son coeur,
Avancer au lieu de se noier dans ses pleurs,

Aimer pour affronter ses pires douleurs,
Dans les yeux, garder la plus belle des lueurs,
Brûler de tout son âme pour crier l'amour,
Aimer de plus en plus chaque jour...

Jamais tenter d'abandonner,
jamais cesser d'espérer,
courrir sans avoir la peur de tomber,
Vivre pour l'amour de ses éternités...

Ressant

Ressent mon amour, ce silence perdurant,
l'absence présente, tel le souffle du vent,
Cette petite mélodie rettantissante en toi,
Battant toujours de même dans les jours les plus froid,

Ressent mon étoile, ce silence douloureux,
Cette douce pluie tombant du haut des cieux,
S'écoulant froidement le long de ton âme,
Dansant l'enfer sur elle de ses flames,

Ressent soudain, aux rebords de tes lèvres,
Cette douce illusion tel l'éclat d'un rêve,
Ces longs carresses le long de ta chair,
Ces tendres percutions te déchaînant de ses sers,

Liaison simple pourtant si folle,
Des cris aux cieux, tu perds le contrôle,
Hurlement stridant te détachant du sol,
Ressent, Ces déferlements au fond de la rigole,

Baigne toi dans cette mer où les vague te font vibrer,
Où elles te subergent t'étraignant de gémissements,
Les pronfondeurs de ce rêve finisse par t'enlasser,
Tu y coule telle un pierre, attiré telle un aimant,

Ce sentiment étrange qui t'enflamme délicieusement,
Etouffant ta voix, les membres se pétrifient sur le moment,
Les yeux se rivent au cieux, te déchire le désir,
L'acharnement d'une bête sauvage, dans ces yeux, se fait lire,

Les spasmes te prennent, tu tente vainement de t'accrocher,
Mais rien ne fait, le désir peu à peu t'a possédée,
Cette infernale liaison entre ces deux corp,
Plus en plus profond, plus en plus fort,

Mouvement délicieux de plus en plus dure,
Chair parsemée de griffures et morsures,
colisions frappantes contre ces levres humides,
Sur tes hanches , les traces d'une envie perfide,

Tu t'éffrondre au sol, soulagée d'un sentiment,
Succombant aux baisés, mon souffle te parcourrant,
Légère comme l'air, avec la simple illusion de flotter,
Je me retire de ton être, te laissant un dernier baisé...

Ressent à présent la pronfonde trace de mon amour,
Ma présance absente, tu y succombera un jour,
Je suis là, te suivant a chaque pas,
Mon amour éternellement accroché a toi...

Auprès de moi

Le vent était si doux, il carressait mon visage,
Les mers chaudes déposaient des fleurs sur les rivages,
Le soleil peignait le monde de toutes ses couleurs,
Le ciel étoilé avait pris la lune dans son coeur,

Le flocon de neige était un diamant sur mon doigt;
Les chants d'oiseau dansaient au fond des bois,
Les nuages étaient blanc et dessinaient de belles choses,
Au fond de mon jardin poussaient les plus belles roses,

J'avais trouver le sourire d'argent à ma vie ,
J'avais trouver la pétale d'or à mes rêves,
Le monde était si beau quand elle était ici,
Mon âme était pur quand elle savourait mes lèvres,

Mes yeux se perdent maintenant dans le ciel gris ,
Le vent froid me frappe avec son marteau de pluie,
Les fleurs du rivages meurent doucement ensablées,
Les étoiles se cachent laissant seule la lune transpercée,

Le flocon de neige a aveuglé un peu mes yeux,
Les oiseaux sont morts, les bois sont silencieux,
Les nuages, maintenant gris, se disputent entre eux,
Mon jardin est désert, les roses ont brûlé dans le feu,

J'ai remis mon manteau noir pour èrer dans les rues,
Ses lèvres et ses yeux, dans mon esprit se sont perdus,
Voilà ce monde qui salue tristement son trépas,
Depuis qu'elle n'est plus auprès de moi...

Folie empoisonée

Ce sont des pommes de venin,
D'apparance si belle, qu'on y voit rien,
Une fois croquées, une fois avalées,
L'amertume retire son déguisement sucré,

Un modeste Chevalier épris de cécité,
est dévoué à se battre pour un conte de fées,
La princesse elle, ne le regarde pas et perd sa foi,
Elle embrasse son valet, oubliant sans scrupule son roi,

Seul et perdu dans une forêt de roses,
il se saigne aux épines pour sa cause,
Dans le noir complet il ère sur son chemin,
avec au coeur, l'espoir que le soleil se relevera demain,

L'amour guide ses pas perdus dans les horizons;
dans sa solitude, il perd ce qui lui reste de raison,
Ce roi ne veut que prouver l'amour à sa reine,
Et peindre un royaume où l'amour étand son règne,

Malgré tout, il ne lachera pas son épée,
Il se bat éperdument pour son Eternité,
mais son coeur, qu'elle porte en collier,
se fait dévoré par les crocs de l'obscurité,

Princesse, est tu si folle de ton valet,
Pour laisser vainement périr ton chevalier?
Il veille sur toi mieux que tout les anges gardiens.
Avance t'il dans le noir, les yeux fermé juste pour rien?
Ressent tu comme il désespère au bas de ta fenêtre,
les yeux noyés, te chuchotant qu'il t'aime de tout son être..?

Copyright reserved ©Moon light shadow ( speudo que j'utilise pour mes écrits poétique.. fin si on peut appeler cela de la poésie :s)
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Voici quelques uns de mes poèmes. Mon receuil se trouvant en ligne sous l'adresse de: http://sombre-esprit.skyblog.com
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